A l’origine de la violence

Gérard HADDAD. Ed. Salvator, 2021, 190 p., 18,80 €.


Georges Haddad est psychanalyste. C’est donc à partir de l’héritage freudien qu’il s’attache à réfléchir la question de la violence. Au départ de sa réflexion, les actes terroristes, en particulier ceux qui ont bouleversé la France, il y a quelques années (Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Bataclan…). L’auteur a eu l’attention attirée par le fait que plusieurs de ces attentats sont l’œuvre de frères (les Merah, les Kouachi, les Abdeslam, etc.) A partir de là, il met en question la théorie freudienne classique de l’Œdipe, comme violence originaire (le meurtre du père) et met en avant les figures bibliques de la violence fratricide, en particulier celle de Caïn et Abel. Il développe ensuite longuement sa réflexion sur ce qu’il appelle le « complexe de Caïn ». Il l’applique aux rivalités violentes entre groupes humains et groupes religieux. Il note enfin que cette violence n’est pas inéluctable et donne en exemple la figure biblique de Joseph qui, dans la souffrance subie de la part de ses frères, puise la force d’une extraordinaire miséricorde et du pardon. L’enjeu est donc d’apprendre à surmonter les rivalités fraternelles.

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