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Je n’ai pas le temps … !

1er dimanche de l’Avent – A (Mt 24, 37-44)


Nous vivons dans un monde au cœur duquel des menaces sérieuses sont bien présentes : des guerres effroyables à nombre d’endroits sur la planète jusqu’aux portes de l’Europe, des menaces de famines, une pauvreté grandissante faisant basculer tellement de personnes, une crise des énergies, des actes de terrorisme qui défient notre espérance en l’être humain, une pandémie dont le monde peine encore à se libérer, des injustices criantes relatives à la répartition des moyens d’existence, une crise climatique dont les signes tangibles se font de plus en plus menaçants, …


Que nous dit l’Écriture par rapport à un monde comme cela ?


Le prophète Isaïe nous invite à garder absolument le cap et l’horizon que donne la foi, où il s’agit de « marcher dans la lumière du Seigneur ». Relayant le propos du Seigneur, l’Évangile selon saint Matthieu nous recommande de ne pas nous laisser endormir, d’ouvrir les yeux et de veiller. Dans l’épître aux Romains, saint Paul insiste : « Il faut sortir de votre sommeil, rejeter les œuvres de ténèbres et revêtir les armes de lumière ». Pourquoi cette insistance ? Parce que le Seigneur vient ! Ce verbe, répété deux fois, est au présent. Cela signifie donc qu’Il vient maintenant, au moment présent, ou encore que sa venue est récurrente, constante. Il est donc venu, Il reviendra et, entre temps, Il vient. Nous devons y être attentifs car c’est bien là que se trouve notre espérance ; celle qui nous relève et nous donne de vraies raisons de vivre.


Où se trouve la racine de notre endormissement ?


Cette racine est multiforme mais une des causes de cet endormissement est certainement la routine au cœur de nos existences. On ne peut pas vivre sans certaines habitudes, bien sûr, mais si notre vie est cadenassée par la routine, celle-ci va nous engloutir… comme un déluge.


Ne nous laissons donc pas guider par cette phrase qui rythme tellement nos réflexions : « Je n’ai pas le temps ! ». Ne nous laissons pas endormir par la routine ; prenons le temps, offrons-nous le temps, pendant cette période de l’Avent, de nous arrêter en toute gratuité et d’ouvrir nos yeux. Nous verrons alors qu’Il vient ! C’est un vrai mystère, c’est un grand bonheur et l’expérience d’une présence qui nous invite à avancer en toute sérénité et confiance.