M’aimes-tu ?

L'Evangile du 3e Dimanche de Pâques, Année C (Jn 21, 1-14).


Comme si la pêche miraculeuse narrée par l’évangéliste Luc (Lc 5, 1-11) ne suffisait pas, Jean nous en raconte une autre, survenue après la résurrection. Les circonstances ont changé et Jean nous donne des précisions chiffrées : 7 disciples dans la barque, 153 poissons dans le filet et une question adressée par trois fois à Pierre : « Pierre, m’aimes-tu ? ».


Simon-Pierre et ses amis ne sont pas seulement des pêcheurs de poissons mais aussi des pécheurs. C’est pourtant eux que Jésus a choisi pour en faire des pêcheurs d’hommes.


Il est comme ça Jésus. Il nous prend tels que nous sommes, avec nos faiblesses, nos lâchetés, nos reniements, nos envies de domination, nos mesquineries, nos jalousies… et notre capacité à aimer. Et de même que Luc nous montrait à quel point Jésus nous fait confiance, de même Jean met en scène un dialogue où le Seigneur confie la garde de son troupeau à celui qui l’a renié par trois fois.


Et si Pierre, tout saint qu’il soit, était un pécheur, l’évangile de ce 1er mai nous rappelle qu’à nous aussi Jésus confie une mission, même si nous ne nous sentons pas à la hauteur. Le texte nous parle aussi de l’Église, la barque de Pierre, composée depuis ses débuts d’hommes et de femmes imparfaits et faillibles mais créés à l’image de Dieu et donc capables d’aimer et même de s’oublier pour le bien d’autrui.

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