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Malhonnête, l’argent ?

25e Dimanche Ordinaire, année C (Lc 16, 1-13).

L’évangile du 25e dimanche ordinaire peut nous dérouter. Il y est question d’un gérant qui, renvoyé par son maître en raison de ses malversations, se tire d’affaire en faisant bénéficier les autres débiteurs de sa malhonnêteté. « Le maître », nous dit Jésus, « fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ». Serait-ce une incitation à la roublardise ?


Qu’est-ce qui a changé dans la perception du gérant pour qu’il soit ainsi donné en exemple ? Au début de la parabole, le gérant dilapide les biens de son maître à son profit exclusif. Dans la deuxième partie, il fait une faveur aux autres débiteurs du maître. Après avoir eu son propre enrichissement comme seul but, il se rend compte que l’argent peut être un moyen de se faire des amis.


L’argent n’est donc pas condamnable en lui-même. C’est l’usage que nous en faisons qui peut le rendre mauvais. Pour ne pas en faire une idole, nous pouvons certes décider de nous en passer et de compter sur la générosité des autres. Mais n’est pas François d’Assise qui veut ! Nous pouvons aussi utiliser notre argent pour faire le bonheur des autres et il devient alors une source d’amour.


Cependant l’évangile nous mène encore plus loin. Il nous invite en effet à faire preuve d’autant d’habileté et de créativité dans la solidarité, le partage, la miséricorde et la défense de la justice que dans la gestion de nos finances. Suivre les pas de Jésus demande certes un élan du cœur mais ne nous interdit pas d’utiliser les ressources de notre intelligence et de nos talents.

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