Les vœux, une bénédiction ?


De toutes parts, en ce début d’année, nous recevons des vœux. Parents, amis, collègues, commerçants en chair et en os ou en ligne, facteur, éboueurs… Certains sont sincères, d’autres convenus, d’autres intéressés.


Chaque année je me demande si tous ces souhaits ne relèvent pas de la superstition : offrir des vœux de bonheur et de santé n’est-ce pas une façon d’éloigner le mauvais sort de soi et des autres ? Quel intérêt d’envoyer à toutes ses connaissances une formule toute faite, la même pour tous ? Qu’y a-t-il de personnel et de vraiment ressenti dans cette convention sociale ?


L’envie me vient alors de ne rien faire du tout : pas de carte, pas de courriel.


Je sais pourtant que pour certains c’est une fenêtre ouverte sur le monde. Les personnes âgées ou isolées sont heureuses de garder ce lien avec les relations proches ou lointaines. Les vœux sont pour elles une bénédiction, au sens premier du terme, puisque le message qu’ils leur apportent leur veut du bien, leur dit des bonnes choses. Du moment qu’ils sont sincères, ils montrent que l’on veut du bien à celle ou celui à qui on les adresse. Dieu est sûrement présent dans les souhaits exprimés du fond du cœur. Alors pourquoi en priver les autres ?


Voilà pourquoi tous les ans, malgré mes réticences, je sacrifie à la tradition. Une carte manuscrite pour les vieilles tantes, un courriel pour les parents proches et les amis plus jeunes. En espérant que malgré les inévitables vicissitudes de la vie, l’année nouvelle leur apportera des joies, des heureuses surprises, de belles rencontres.


L’équipe de rédaction de Bonne Nouvelle vous souhaite donc, chers lecteurs, une bonne et belle année 2022, sous le regard de Dieu qui nous bénit !

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